dimanche 29 septembre 2013

Shadow Warrior 2013 un remake tranchant !

Il y a quelques temps j'écrivais un article consacré au dernier Rise of Triad que j'avais bien aimé. Cette fois-ci je reviens à la charge avec le tout nouveau Shadow Warrior ! Resituons un peu les choses avant de commencer, Shadow Warrior premier du nom est un FPS sortie en 1997 exploitant le Build Engine (le moteur de Duke Nukem 3D), dans lequel vous incarnez un Samouraï. Ce qui avait marqué le jeu à l'époque, outre le sang et la violence, était le fait que l'arme de base était un Katana ! 

Un Katana, du sang, what else ?

Il y a peu de temps la version classique du jeu (celle que vous pouvez voir sur la capture d'écran) est devenue gratuite et est librement téléchargeable sur Steam. Une autre version estampillée "Shadow Warrior Redux" propose de remettre le jeu au gout du jour avec un nouveau moteur basé sur OpenGL, améliorant les graphismes, le gameplay, les musiques, mais surtout qui propose toutes les extensions ! Bon passons maintenant à l'épisode qui nous intéresse, je veux bien sur parler de Shadow Warrior 2013.


Les décors sont vraiment superbes
Vous incarnez Lo Wang, un collectionneur de bande dessinée (non ce n'est pas une blague) mais surtout un agent chargé de ramener à son patron un sabre très précieux. Dés le début le type que vous devez rencontrer ne veux pas vous donner le sabre et on commence avec un bain de sang quand tous ses employés vous tombent dessus. Les premières minutes de combat sont intenses et on voit tout de suite que le jeu a un sacré potentiel. Rassurez vous, il n'y a pas qu'une touche pour donner un coup de sabre mais plusieurs combinaisons possibles. Avec les deux boutons de la souris et les touches de direction, vous pouvez trancher par dessus, dessous, sur les côté, en sautant... C'est un vrai défouloir et on y prend gout rapidement.

Les clichés old school sont présents et vous trouverez quelques zones avec ce rendu
La suite de l'histoire n'est pas très original, sans la spoiler, un démon va vous suivre tout au long de l'aventure et vous devrez vous mettre en quête d'un sabre très spécial.. Les conversations avec le démon sont excellentes ! En fait ce jeu ne se prend pas au sérieux, on est pas face à un univers qui se veut réaliste mais plutôt dans un monde complètement fou ou le héro sais qu'il est en train de vivre une aventure de dingue, il trouve ça cool et il le fait remarquer. 

Je ne l'ai pas encore terminé mais j'ai passé quelques bonnes heures dessus alors que dire ? C'est nerveux, c'est défoulant et c'est rapide. On apprécie les nombreuses références faites à d'autres titres de l'éditeur (Hard Reset, Shadow Warrior 1997, etc...) via des posters, des bornes d'arcades ou des bouts de niveaux secret avec des textures toutes moches ^^'.

Un ensemble "bas du corps" ça intéresse quelqu'un ?
Parlons maintenant d'un point essentiel dans un jeu de ce type, les environnements ! Les niveaux sont grands et il faut en moyenne 40 minutes pour les finir. Il y a de très beaux passages en extérieurs avec de la végétation splendide, on aime prendre le temps de la regarder et si vous avez une configuration adéquate et que vous aimez le style Japonnais alors vous allez vraiment vous régalerez. Les passages en ville sont plus classiques et peut être moins intéressants que se perdre dans une forêt, ils ont cependant un avantage indéniables : Il y a pleins de décors à faire péter et croyez moi vous pourrez faire de vrais feux d'artifices en tirant sur certains véhicules (c'est d'ailleurs assez fun de combiner ça lorsqu'une vague d'ennemies vous foncent dessus).

Vous pouvez tout mettre à feux à sang
J'ai surtout parlé du Katana mais il y a d'autres armes, du pistolet à l’arbalète à gaz en passant par les Shurikens, votre arsenal est complet. Il est même possible de récupérer des cœurs de démon et de les utiliser contre ces derniers (ça marche un peu comme une poupée voodoo, vous écrasez le cœur et le démon se tord dans tous les sens). Dans chaque niveaux vous récupérerez de l'argent, des bonus vous donnant des points de compétences et des devinettes (celle qu'on trouve dans ces fameux gâteaux Chinois). Il y a trois types d'évolution possible, les pouvoirs (se régénérer par exemple), les compétences (améliorer ses points de vie) et les améliorations d'arme. Ce petit côté RPG donne un challenge supplémentaire et vous obligera à fouiller les niveaux à la recherche de zone secrètes pour y dénicher de l'argent, des cristaux, etc...

Les environnements sont variés
Pour le prix où est vendu ce jeu (moins de 35 €) c'est correct. Je regrette pourtant deux choses, la première est qu'il n'y a pas de mode multi-joueurs et j'aurais vraiment aimé massacrer des gens en ligne à coup de Katana et de Shuriken ! Peut être que ça viendra avec une prochaine mise à jour ? Je l'espère (au moins un mode Lan). Le deuxième point noir est que le jeu est entièrement en Anglais et quand vous êtes dans l'action et que le démon vous parle et bien ce n'est pas évident de tout capter quand on est pas parfaitement bilingue. Malgré ça c'est vraiment une très bonne surprise, les performances du moteur de jeu sont bonnes (pas comme Rise of Triad qui n'a pas été optimisé) et je n'ai eu aucun soucis de plantage ou de gros lag. Bon on va croiser les doigts pour un mode multi et attendre la sortie du prochain Wolfenstein The New Order !

Dans cette période de remake plus ou moins réussi pourquoi ne pas refaire un Redneck Rampage ou un Blood 3 ?

Au passage si ça vous branche de faire un multi sur Shadow Warrior redux, Duke Nukem Megathon Edition ou encore Rise of Triad, n'hésitez pas à m'ajouter sur Steam (demonixis, avec un petit mot pour me dire qui vous êtes).

dimanche 15 septembre 2013

Final Fantasy Type-0 sur PC avec PPSSPP

Combien de fans de Final Fantasy n'a pas eu l'occasion de jouer à Crisis Core, Dissidia ou Type-0 ? C'est trois jeux issus de la série Final Fantasy sont effectivement des exclusivités PSP, de plus FF Type-0 n'est sortie qu'au Japon et aucune traduction n'est aujourd'hui disponible (en faite il y a des projets mais rien de concret et d'utilisable facilement et rapidement). Lors d'un précédent article sur l'émulation PSP, j'évoquais avec vous le fait que l'émulateur PPSSPP était capable de faire fonctionner Crisis Core Final Fantasy VII sur PC correctement et sur Android. Comme je l'ai déjà indiqué le développement sur cet émulateur est constant et les contributions de différents développeurs sont conséquentes et grâce à tout ce travail un paquet de jeux fonctionnent désormais. Sans plus attendre nous allons parler de Final Fantasy Type-0 anciennement connu sous le nom de code Final Fantasy XIII Agito. 

Avant de commencer je vous invite à ne pas me demander d'ISO ou de liens de téléchargement illégaux. Tout ce qui suis dans cet article est gratuit et légal (nous utilisons la démo du jeu). Je vous invite aussi à lire ma position sur les téléchargements illégaux.

Démo 1 de FF Type-0 sur Android

Hélas ce jeu n'est pas sortie hors du Japon et il n'est pas non plus localisé, tenter de jouer à ce jeu est donc une expérience pour les fans qui veulent voir à quoi ressemble le gameplay et l'ambiance totalement différente de cet épisode de Final Fantasy sur portable. Square Enix a eu la gentillesse de publier gratuitement 2 versions de démonstrations non zonés pour PSP, n'importe qui ayant cette console peut donc tester le jeu en conditions réelles. Ce qui va nous intéresser nous c'est de jouer à ce jeu sur PC ou tablette avec un grand écran, du filtrage et une avance rapide, des sauvegardes d'état, bref tout ce qui fait le charme d'un bon émulateur !

Sur Nexus 7 il n'y a pas de filtrage, le framerate est bas, mais c'est jouable !

La première chose à faire est de télécharger la dernière version de développement de l'émulateur, pour cela on passe chez emucr, rubrique PSP et on télécharge la version désirée. Vous noterez qu'il n'y a que des builds pour Windows 32/64 et Android mais rassurez vous l'émulateur se compile très simplement sous Linux.

Ensuite vous devez récupérer les démos du jeu, vous pouvez récupérer la première ici et la deuxième en suivant ce lien. Sur PC rendez vous dans le dossier où vous avez mis l'émulateur puis copiez le contenu des archives dans  memstick\PSP\GAME . Sur Android c'est un peu différent car par défaut l'émulateur ne créé pas de dossier de stockage, il faut donc créer un dossier à la racine de votre espace de stockage se nommant PSP, créer les sous dossiers qui vont bien et enfin copier le contenu des démo. Le chemin final sur votre device Android est donc /PSP/memstick\PSP\GAME.

Presque tout est en Japonnais comme je vous l'ai déjà dis !

Après avoir lancé et configuré l'émulateur vous pourrez vous rendre dans l'onglet homebrews & jeux, les deux démos de Final Fantasy Type-0, la première de la liste étant la première démo en date (ce n'est pas évident étant donné que ce sont les mêmes icônes et les mêmes titres !).

Les environnements sont vraiment superbes vous ne trouvez pas ?

Je vous recommande vivement de suivre l'activité de l'émulateur sur github, twitter et emucr, vous pourrez ainsi être constamment à jour et connaitre les derniers ajouts et les nouvelles fonctionnalités. Je suis curieux de savoir comment fonctionne cet émulateur sur vos appareils Android alors n'hésitez pas à me dire comment ça fonctionne chez vous avec votre smartphone ou votre tablette. Enfin, si vous trouvez que ce travail est génial et que vous le pouvez, alors n'hésitez pas à prendre la version Gold sur le PlayStore, même si vous ne l'utilisez pas et que vous préférez les versions de développement, ça permettra à l'auteur et aux contributeurs de continuer à faire vivre le projet dans de bonnes conditions. Sur ce les amis bon jeu !

samedi 14 septembre 2013

Mageia 4 beta : Une distribution à surveiller !

Dans le monde des Linuxiens il y a ceux qui sont fidèles à leur distribution favorite (et qui militent même parfois) et ceux qui comme moi, aiment aller voir ailleurs de temps en temps et découvrir ou redécouvrir d'autres systèmes. Ainsi aujourd'hui nous allons parler de Mageia, un fork de Mandriva, anciennement Mandrake. Profitant d'un plantage de mon ex Kubuntu que j'avais installé en début d'année car Steam ne fonctionnait que sur ce type de distribution, j'en ai profité pour tester la dernière version beta de Mageia et comme d'habitude je suis étonné. 
Panneau de configuration très Windows Like et explorateur de fichier
La distribution Mandrake a presque toujours proposé des outils de configuration graphique pour le système. A l'époque de Mandrake 7.0 nous avions Lothar qui permettait de faire pas mal de chose (il fallait quand même utiliser sndconfig en console pour configurer sa carte son ISA) et puis au fil des versions le panneau de contrôle DrakConf est apparu. Comme Mageia est un fork de Mandriva il est tout à fait normal de retrouver ces outils. Avoir une collection d'outils comme ça pour configurer son système est très pratique car en quelques clics vous pouvez configurer le driver propriétaire pour votre carte graphique, modifier les partitions, créer un réseau, etc...

Lorsque l'on parle d'une distribution on fait souvent le compartif avec le système Windows et Mac OSX et les arguments qui reviennent souvent en défaveur de telle ou telle distribution, sont graphiques. L'équipe qui est derrière Mageia et avant eux Mandriva et Mandrake, ont toujours apporté le plus grand soin à l'intégration des divers programmes du système afin qu'ils ne soient visuellement pas moche à regarder. Alors bien sur Gimp sera toujours aussi laid (Sur n'importe quel OS avec n'importe quel thème) mais la majeur partie des applications seront bien intégrées au système.

Le client Desura est un Steam Like pour jeux indépendants (ou pas)
Par défaut c'est le bureau KDE qui est installé mais vous pouvez choisir Gnome ou autre chose. L'avantage de KDE est d'être visuellement réussi sur Mageia là où sur d'autres distribution il apparaît comme étant une vrai usine à gaz avec tout un tas d'applications installées, ici il y a le minimum (même pas la recherche sémantique) et ça fonctionne super bien :)

Le jeu Planetary Annihilation via Steam Linux
On pense aussi souvent qu'il n'est pas facile de jouer sous Linux et il est vrai que cet argument a longtemps été vrai. Aujourd'hui nous assistons à un vrai raz de marré avec les diverses offres de bundle de jeux indépendants, mais aussi avec Desura et surtout Steam qui apporte des jeux de qualité AAA sur notre OS. Steam est d'ailleurs embarqué par défaut dans les dépôts de Mageia et il s'installera en un clic <3 . Il faut cependant noter quelque chose de très important : Même si un tas de jeux et services arrivent sous Linux, ils sont généralement optimisés pour fonctionner sur Ubuntu et parfois il est difficile d'installer tel ou tel jeux/application. La force de Linux (par abus de langage je parle des distribution et pas du kernel) est aussi sa plus grande faiblesse et pour un éditeur il n'est pas forcément évident de déployer des versions pour chaque distributions (ou familles de distribution). Certains font l'effort de fournir des paquets binaires (si ce n'est pas Open Source) et ainsi ça ne pose pas de soucis (un bon paquet binaire compilé en statique il n'y a que ça de vrai hein ;) ), mais d'autres ne prennent hélas pas cette peine et là c'est le drame car le jeu ou l'application n'est pas utilisable (il faut bidouiller, renommer une lib, faire des trucs pas très chouette pour que ça marche).

Drifter fait partie de ces jeux multiplateformes à proposer des binaires à la place des paquets
Mageia 4 est clairement une distribution qui vaut la peine d'être installée, il faudra attendre qu'elle sorte en version finale (Février 2014) avant de pouvoir en profiter pleinement. Actuellement il y a quelques soucis avec la gestion de certains paquets (normal me direz vous !) et avec KDE (et là j'entends "multi-kills"). Ce que j'ai beaucoup aimé aussi est que tous les logiciels sont totalement à jour, par exemple le runtime Mono est en version 3.2 et MonoDevelop en 4.0.3 et je n'ai vue aucune distribution proposer ce couple tellement mal vue sur Linux actuellement (et pourtant si vous saviez tout ce qui exploite Mono... vous seriez surpris). Vous noterez aussi qu'il y a par défaut la bibliothèque SDL2 dans les dépôts ce qui est bon signe et va permettre à tous de profiter des nouveaux jeux l'exploitant sans se prendre la tête.

Vous voulez tenter l'aventure ? Ce n'est pas trop instable alors allez y ! Vous pouvez télécharger un ISO à cette adresse. Si par contre vous voulez la dernière version stable alors foncez c'est ici.

samedi 17 août 2013

Réstauration d'un Amiga 600

Il y a quelques temps j'écrivais un article sur la suite d'émulation Amiga Forever 2013 car ça m'a permis de rentrer tout doucement dans le monde Amiga, mais ça n'était toujours pas suffisant alors j'ai littéralement craqué et je me suis payé un vrai Amiga. On peut se procurer assez facilement un ordinateur Amiga en 2013 mais les prix sont quand même assez élevés. Suivant le modèle visé on peut monter à des prix dépassant les 150 € et dés qu'il y a des options ce prix s'envole littéralement, de quoi faire passer la prochaine génération de consoles comme abordables. Pour réussir mon coup j'ai suivis les annonces des sites leboncoin et ebay. Un jour je suis tombé sur une annonce intéressante avec un Amiga 600 qui n'avait pas l'air en trop mauvaise état, quelques disquettes, une alimentation d'A500 (c'est la même que pour l'A600) et le câble vidéo (pas de souris).

Mon Amiga 600 tout juste acheté
Le premier problème a été l'absence de souris car je ne savais pas comment naviguer sur le bureau, je me suis donc mis en quête d'une souris compatible, je pensais que ça se trouverais assez facilement mais j'ai vite déchanté quand j'ai vue les prix pour une simple souris. Un des membres du site Amiga Impact m'a expliqué comment utiliser les flèches du clavier pour déplacer le curseur et cliquer sur les icones, il faut appuyer sur la touche Amiga puis sur une flèche de direction, un appui sur la touche shift va accélérer le curseur et les touches control permettent de faire un clic. Par exemple pour un clic droit il faut faire Amiga + Control Droit.

Démontage et nettoyage


Si il y a une chose que j'aime, c'est avoir du matériel propre, alors la première chose à faire quand je récupère du matériel c'est le démonter entièrement et le nettoyer. L'A600 se démonte facilement, il n'y a pas de subtilités, juste des vis à enlever.


Le nettoyage des plastiques se fait dans un évier avec du produit à douche (ils sentent super bon comme ça après) et une éponge. Il faut faire attention de ne pas frotter trop fort avec la face grattante (verte) car on raye facilement le plastique. Pour les étiquettes et autres sticker il faut utiliser de l’acétone (Attention à ne pas trop en mettre), puis du white spirite. Enfin on remet tout ce petit monde en place et tout est prêt pour une première utilisation. Enfin on utilise le compresseur pour enlever définitivement toute cette poussière qui s'est glissée là où il ne faut pas. Je suis assez déçu de mon nettoyage du clavier car il y a encore quelques touches jaunes (pas trop mais un peu), si vous connaissez un bon moyen de récupérer un clavier je ne suis pas contre !

Première utilisation


Comme je l'ai indiqué je n'avais pas de souris, ni de joystick (j'en avais un chez mes parents) alors les premiers essais ont été très compliqués. Je n'ai pu lancer que quelques démos (c'était déjà cool) et quelques programmes.
Premier contact, vous noterez la taille de l'alimentation (elle est énorme)
Par défaut il faut booter avec une disquette sinon on se retrouve avec cet écran
Les 2 connecteurs RCA sont à brancher derrière à côté de la prise vidéo
La première chose que vous pourrez constater est qu'un Amiga fonctionne très bien sur une TV de dernière génération. Alors certes il y a quelques réglages à faire pour que l'image soit correcte mais ça marche. L'Amiga 600 est vraiment compact et ne prend pas de place, ce qui prend de la place par contre c'est l'alimentation qui en plus de ça est assez lourde, on pouvait blâmer Microsoft et celle de la Xbox 360 mais là je vous assure c'est bien pire. Il faut d'ailleurs savoir que cette alimentation délivre du +12V à 1A,  -12V à 0.1A et du 5V à 2.5A ! (ça a annihilé tout espoirs d'en faire une portable du coup).

Mise à jour hardware


On va se mettre d'accord tout de suite, les ordinateurs Amiga sont bons dans plusieurs domaines, mais dans celui de la bidouille ils excellent ! Suivant le modèle il est possible d'ajouter des composants permettant de multiplier drastiquement la puissance de la machine. On trouve ainsi des adaptateurs Compact Flash à utiliser à la place du disque dur, des modules mémoire, des cartes accélératrices qui ajoutent un processeur supplémentaire, etc... Malheureusement pour moi, l'A600 n'est pas le roi de l'évolution mais ça ne va pas m'empêcher de le booster un peu.

Carte mère de l'Amiga 600

Configuration de base

  • Processeur Motorola 68000 @ 7.14 Mhz
  • 1 Mega de ram
  • 1 port IDE pour HDD 2.5'
  • Un port PCMCIA
  • Un port libre pour ajouter de la ram (1 Mo supplémentaire)
  • Pas d'accélérateur graphique
  • Kickstart 2 (le firmware qui permet de booter l'OS)
Niveau configuration c'est donc assez proche d'un Amiga 500, en faite la grosse différence entre ces deux machines est le kickstart, la ram par défaut et la taille de la machine. Un A500 à un clavier numérique et prend donc plus de place.

Kickstart et souris


La souris est un élément indispensable sur Amiga afin d'en avoir utilisation satisfaisante. On trouve des adaptateurs qui permettent de brancher une souris PS2 et des souris "classiques" à boule. J'ai choisis une souris à boule car je voulais que mon Amiga n'est que du matos d'origine.

Une souris neuve (et toute blanche !)
Ma machine avait une rom Kickstart version 2, cela correspond à la version du bios si vous voulez, ça permet de booter l'OS en version 2 maximum. Il est possible de changer cette rom pour en mettre une plus à jour, ça ne coûte pas grand chose et ça permet de booter sur le WorkBench 3.1 et supérieur (3.9 max si j'ai bien compris). Le fait de mettre à jour le Kickstart permet aussi et surtout de pouvoir utiliser un disque dur de plus grande capacité (Jusqu'à 4 Go ! Mais qu'allons nous faire avec autant d'espace de stockage ?).

La rom Kickstart 3.1 pour Amiga 600
Le site AmigaKit propose beaucoup de matériel pour à peu prêt tous les modèles, on trouve des cartes accélératrices, de la ram, des périphériques, des stickers. Les frais de ports sont raisonnables, par contre le délais de livraison a été un peu élevé pour moi et il a fallu que j'attende 2 semaines et demi avant d'avoir mon colis.

L'adaptateur CompactFlash


Le problème avec les machines qui n'ont pas de disque dur est qu'il faut constamment booter avec une disquette et suivant ce qu'on utilise, il faut très souvent changer de disquette. Par exemple pour lancer certains programmes ou jeu il faut :
  1. Démarrer avec la disquette du Workbench
  2. Remplacer par la disquette du jeu et le lancer
  3. Remettre la disquette du Workbench
  4. Remettre la disquette du jeu
  5. Parfois cette opération est à répéter plusieurs fois...
L'avantage d'un support de stockage interne est que ces opérations ne sont plus nécessaires et une fois que tout est copié sur le disque, on peut laisser ses disquettes de côté, bien à l’abri. Il est possible de mettre un disque du 2.5' dans l'A600, mais il est aussi possible de mettre une carte mémoire Compact Flash ! Pour cela il faut un adaptateur qui ne coûte pas grand chose, une carte mémoire (4 Go max) et une petite configuration. Je remercie d'ailleurs l'auteur du site Obligement pour son super guide pour installer le WorkBench sur une carte mémoire.

L'adaptateur CF - J'ai installé une carte 512 Mo par la suite.
On trouve des adaptateurs partout, sur Ebay, leboncoin et sur des sites spécialisés. Le premier que j'ai acheté était sur leboncoin et ne fonctionnait pas. Des membres du forum Amiga Impact m'ont aussi affirmé que certains adaptateurs achetés une misère sur Ebay, ne fonctionnaient pas aussi (certains en achètent plusieurs pour être sur d'en avoir un qui fonctionne...). Je vous recommande donc de passer par un vendeur officiel qui vous vendra un adaptateur testé et fonctionnel. Personnellement je suis passé par le site Amedia Computer, qui bien qu'il soit en Anglais est tenu par des Français ! La livraison est rapide (ça vient de France) et le matériel est fonctionnel. J'ai eu l'occasion de discuter plusieurs fois avec une personne de ce site et c'est agréable de parler entre passionnés, ces gars vous donnerons des conseils. Pour tout vos achats de produits neuf je vous recommande vraiment ce site.

Formatage en cours...
Une fois la carte installée, on suis le guide du site Obligement et on installe le Workbench sur sa carte mémoire. Le premier formatage est long (sur une carte 512 Mo) et l'installation est longue aussi. J'ai d'ailleurs eu un soucis à l'installation car ma disquette "Local" était défectueuse et l'installation ne pouvait pas se terminer. Heureusement les fichiers relatifs au boot sont installé en premier, il a juste fallu que je copie manuellement le contenu des autres disquettes. Dans tous les cas vous pouvez aussi faire une installation depuis WinUAE, encore une fois il y a un guide pour ça. Une fois que la carte mémoire est prête vous pouvez la brancher sur votre PC et l'utiliser dans WinUAE pour copier des jeux, des programmes, etc..

Le démarrage se fait automatiquement sur la carte mémoire, c'est rapide et vous pouvez accéder à vos programmes et jeux en quelques clics ! C'est un confort non négligeable et facile à mettre en place.

Évolutions possibles


L'Amiga 600 peut encore être boosté correctement avec l'ajout de plusieurs choses :
  1. Une carte accélératrice qui boost le processeur et ajoute de la ram (fast)
  2. Un module 1 Mo de ram
  3. Une carte PCMCI avec 4 Mo de ram (fast)
  4. Un module permettant d'avoir une sortie VGA
  5. Un émulateur de lecteur de disquette avec carte SD
Il est évident que le module de ram de 1 Mo me tente bien et qu'une carte accélératrice serait la bienvenue, cependant ces mises à jour coûtent relativement chères. Un module ajoutant 1 méga de ram coûte 40 € (sans frais de port) et une carte accélératrice 110 € (sans frais de port). On peut se demander si c'est valable de dépenser autant sachant que ce n'est qu'un Amiga 600. Mais à côté on passe vraiment de bons moment a mettre ça en place. Nous verrons dans quelques mois, à moins que je craque pour un autre modèle.

La scène Amiga bouge encore pas mal et une personne a mis au point une carte accélératrice pour A600, la Vampire 600. La carte est basée sur un FPGA qui va ajouter le support du processeur 68010 ou 68020 (au choix) avec 32 ou 64 Mo de ram fast. Avec une carte additionnel il sera aussi possible d'avoir un port PS2.

La scène est toujours là


En 2013 la scène Amiga est toujours là, d'ailleurs Amiga OS est toujours développement et si vous avez un vieux Mac PPC G3 ou G4 alors vous pouvez l'installer dessus ! Si l'aventure vous tente mais que vous ne voulez pas investir dans du vieux hardware alors la solution Amiga Forever est toute désignée. Sachez qu'il existe des carte permettant d'émuler un Amiga, je pense à la Minimig qui est assez abordable ou à la Sam 460 Ex qui est certes beaucoup plus chère mais vous ouvrira les portes d'Amiga OS 4.x. Enfin rappelons que le Raspberry Pi peut être utilisé avec le système AROS, un OS compatible avec le Workbench 3.x.

Quelques liens

  • Amedia Computer pour vos achat de pièces (en France)
  • AmigaKit pour vos achat de pièces (à l'étranger)
  • Amiga Impact : La communauté Française ultra active sur Amiga
  • Amiga.org : Le site de réference (US)
  • Obligement : Un magazine en ligne dédié au monde l'Amiga (encore actif)

mercredi 31 juillet 2013

Rise of Triad 2013 qu'est ce que ça donne ?

Connaissez vous Rise of Triad ? C'est un jeu de shoot à la première personne créé en 1994 par Apogee Software qui devait être la suite du très célèbre Wolfenstein, d'ailleurs pour anecdote c'est le premier jeu a ajouter une mention officielle sur la violence du titre. La version 2013 est sortie il y a peu (j'écris cet article le jour de la sortie) et voici ce qu'un joueur PC des années 90 a à dire sur ce titre vendu un peu moins de 14 € sur Steam.
Rise of Triad en 1994 : Non ça ne rigole pas, c'est gore !
Je ne sais pas trop quoi penser de Rise of Triad version 2013.. En faite si on se réfère à la version d'origine c'est assez cool car la violence est purement gratuite, c'est vulgaire, il faut encore ramasser des pièces qui font la taille du personnage (à l'époque les devs étaient ouf, mais on aimait ça et on trouvait ça normal en faite), il y a encore ces plateformes rondes qui nous font sauter de zone en zone, et la musique est sympa. Il y a aussi la progression des niveau qui est découpée en épisodes que l'on peut rejouer depuis la carte (et oui cette fameuse carte à la fin du niveau qui montre le progression jusqu'à la fin). On notera qu'il y a plusieurs personnages (normal) et que la vitesse de déplacement du joueur est assez élevée ce qui va en perturber plus d'un.

Le logo Apogee donne une claque dés le début et j'ai presque versé une larme en repensant à ces années passés déjà, où  je jouais sur 8086, 286, 386, 486dx2...  sans me poser les questions les questions suivantes : Est-ce que c'est crédible aujourd'hui de sortir un jeu comme ça ? Est-ce que ça a besoin d'être crédible pour fonctionner ? Les mécaniques (parfois foireuses) des vieux titres ne sont-elle pas à exclure ou bien à modifier pour le publique de 2013 et plus ?

Vous vous rappelez de ce logo ? Mais avec plus moins de pixels peut être !
Aujourd'hui comment doit-on prendre un jeu comme ça ? Est-ce crédible ? Non ! Est-ce que ça a besoin d'être crédible ? Définitivement : NON ! Est-ce que c'est vraiment aussi flippant que le personnage court aussi vite ? A l'époque quand on utilisait la touche Shift pour courir et qu'on avait un bon PC, le personnage courait vraiment vite x) mais aujourd'hui est-ce valable ? J'aime bien et ça ne me choque pas, j'ai rejoué à Shadow Warrior récemment et c'est pareil, cependant je peux comprendre que certains n'aimeront pas.

Le God mode est toujours là
Bon en vrai si vous cherchez un FPS passe partout, un peu joli et que vous n'aimez pas prendre de risque alors vous pouvez passer votre chemin pour le moment, vous aller probablement vous ennuyer. Par contre si vous avez connu les premiers "Doom like" ou que vous êtes à la recherche des sensations que pouvait proposer ces jeux, que l'action, la vulgarité et la violence gratuite sont ce que vous attendez d'un Doom Like en 2013, alors vous serez servi ! On ne cherche pas à avoir un scénario (l'intro est juste là pour situer le contexte et l'époque) le but c'est de tuer tout ce qui bouge et de terminer les niveaux. Ramasser des trucs c'est chouette même si ça ne sert à rien (sauf pour le scoring...).

Le jeu n'est pas spectaculaire graphiquement mais est-ce important ?
Je n'ai pas pu tester le mode multi car je me suis fais éjecter à chaque tentative de connexion. Ce mode doit cependant être HYPER fun en Team Death Match ! Vue les armes disponibles et la vitesse du jeu, il y a moyen de passer de super bons moment à se faire exploser.

Dernière chose, le jeu est à l'heure actuelle très buggé (franchement je ne déconne pas) et graphiquement c'est pas ultra beau (pour l'Unreal Engine 3), mais là encore il y a plusieurs publiques et je sais que ça en généra certains au point de crier haut et fort que ce jeu est une arnaque et blablabla...

Alors qu'en pensez vous ? Heureusement il n'est pas vendu trop chère, mais il n'est à prendre que si il vous fait vraiment envie et/ou que vous avez trouvé ma description sympa, sinon je pense que vous pouvez passer vraiment votre chemin. Personnellement je suis fan, mais je peux comprendre que ce jeu sera noté 2/10 dans les prochains jours, à part si un nostalgique sent le potentiel du titre et qu'il comprend à qui il est destiné. J'ai hâte que le prochain Shadow Warriror sorte (un autre Doom Like de cette fantastique époque que sont les années 90), en espérant que ce soit dans l'esprit, aussi réussi que ce Rise of Triad 2013.